Lors de la campagne des élections municipales de mars dernier, des associations écologistes réunies au sein du collectif Transition Belle-Ile, avaient adressé chacune une lettre ouverte aux candidats. Au centre de leurs réflexions, la notion de limite, tant du point de vue de la fragilité de l’écosystème que du modèle économique. Toutes questions qui interrogent sur la capacité de la communauté insulaire à affronter collectivement une crise et à adhérer à un nouveau projet commun.

Fin mars 2016, venu à Belle-Île à l’invitation d’une militante associative repartie depuis sur le continent, l’enseignant en management de l’innovation Philippe Lukacs, après une réunion où avait été évoqué le thème des monnaies locales, avait eu ce verdict : « Ce qu’il faut, c’est la vision d’un destin commun. À l’île d’Yeu, où il y a 4000 habitants à l’année, presque tous natifs, cette vision existe. Les gens ont tous des surnoms et se tutoient. A Belle-île, j’ai l’impression que c’est moins évident »[1].

Contenu (€) réservé aux abonnés !

Abonnez-vous et/ou connectez-vous pour accéder à ce contenu !