Le 3 avril dernier, des professionnels libéraux de la santé de la presqu’île de Quiberon et des élus quiberonnais tenaient une conférence de presse dans laquelle ils annonçaient le nombre de 31 suspicions de covid-19 chez les patients des cabinets médicaux de Saint-pierre-Quiberon et de Quiberon, et de 3 décès depuis l’apparition des premiers cas (tous de Saint-Pierre-Quiberon). En attendant la prochaine conférence de presse du jeudi 16 avril, Belle-Île entreprises a eu un entretien téléphonique avec Jean-Philippe Moitier, médecin généraliste à Quiberon.

Vu depuis Belle-Ile, la tenue d’une conférence de presse réunissant médecins et élus locaux surprend. Pouvez-vous expliquer le contexte dans lequel la décision de communiquer a été prise ?

Dans le cadre de la Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS), nous sommes en contact avec les médecins bellilois. Mais ici, la situation est différente: nous n’avons pas d’hôpital. Et nous n’avons donc pas à nous mettre d’accord avec une hiérarchie. Or, même si nous avons peu de cas, et que je n’ai personnellement pas l’impression que l’atmosphère soit très tendue, les gens nous posent des questions. Au départ, beaucoup de patients nous demandaient pourquoi ils n’étaient pas testés.

Contenu (€) réservé aux abonnés !

Abonnez-vous et/ou connectez-vous pour accéder à ce contenu !