Après la confirmation par la cour administrative d’appel de Nantes, le 30 mars dernier, de l’annulation d’un permis de construire pour deux maisons individuelles à Domois, l’ Association pour l’application de la loi Littoral dans le Pays d’Auray (AALLPA), qui avait récemment perdu dans plusieurs dossiers, revient sur scène comme dans un coup de théâtre. Dans un contexte d’incertitude, alors que seulement 2 PLU ont été approuvés (le 5 mars dernier à Bangor et Le Palais), Anicette Jacopin, présidente de l’AALLPA, revient sur les raisons qui motivent un engagement vieux de 17 ans.

Depuis 2003, vous êtes présidente de l’Association pour l’application de la loi Littoral dans le Pays d’Auray (AALLPA). Pouvez-vous expliquer d’où vous vient cet intérêt si fort pour la loi littoral ?

En 2001, j’ai été élue conseillère municipale à Pluneret, près d’Auray, où j’ai été professeur d’anglais. Or, la loi Solidarité et renouvellement urbains du 13 décembre 2000 venait d’introduire les notions de plan local d’urbanisme et de schéma de cohérence territoriale. Nous avons donc eu une réunion plénière où un cabinet d’architectes et d’urbanistes est venu nous présenter tous ces changements. Je découvrais tout cela avec beaucoup d’intérêt, car tout était nouveau, et j’avais beaucoup de curiosité. Très rapidement, le premier adjoint m’a donc demandé de le remplacer à la commission d’urbanisme. Puis je suis entrée à celle du PLU. Nous avions des demandes de permis de construire à la pelle ! Et c’est alors que je me suis familiarisée avec la loi littoral, à laquelle nous devions toujours nous référer, notre commune comportant des espaces proches de rivières…

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