Depuis le début du confinement, les autorités locales font face à deux demandes contradictoires de la part de la population : d’un côté, celle d’une rigueur accrue dans l’application des « mesures barrières » ; de l’autre, les doléances de citoyens frustrés d’être privés de leur liberté de mouvement. Dans ce contexte, Frédéric Le Gars, maire de Le Palais et président de la communauté de communes, a accepté de répondre au téléphone à des questions concernant les modalités locales de l’application des consignes préfectorales[1].

Régulièrement, depuis le début des beaux jours, le message que la population ne doit pas se relâcher dans l’observation des règles du confinement est répété. Cela signifie-t-il que les gendarmes et la police municipale ont reçu la consigne de « serrer la vis » ?

En tant que collectivité, nous suivons les instructions de la préfecture. En conséquence, si le préfet a des retours de terrain qui indiquent un relâchement dans le respect des règles, il aura tendance à demander qu’on augmente la fréquence des contrôles. On ne peut donc pas dire que nous décidons localement d’une politique d’accentuation de la répression. Objectivement, à Belle-Ile, nous avons très peu verbalisé, et ça se passe relativement bien. La police fait son travail avec discernement.

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