Après un mois et demi de confinement, que trouveront les promeneurs sur les sentiers côtiers et sur nos plages ? Si les espaces naturels se sont mieux portés sans visiteurs, y sommes-nous pour autant devenus des intrus ? Toutes questions qui interrogent quant à la réalité de l’impact humain sur un environnement et un paysage que l’on pensait figés comme dans une carte postale.

Récemment consulté par la CCBI en prévision de la réouverture des plages, l’ancien maire palantin et botaniste Yves Brien, a eu une réponse très claire. « Non, je n’ai vu aucun oiseau nicher sur le sable, a-t-il indiqué après avoir été interrogé au titre de sa fréquentation ininterrompue des côtes durant le confinement. A Quiberon ou Penthièvre, on a vu que les gravelots s’étaient sentis plus à l’aise que d’habitude pour s’installer sur les plages.

Pour Yves Brien, ancien maire palantin qui se souvient qu’il y a environ une trentaine d’années des oiseaux comme le grand gravelot (différent du gravelot à collier interrompu observé à Quiberon, où il niche), ou encore le bécasseau sanderling, passaient l’hiver en grand nombre sur la plage des Grands-Sables, ce n’est depuis longtemps plus le cas aujourd’hui en raison de la fréquentation continue du site par les promeneurs, souvent avec des chiens. Ce qui n’empêche pas que la tranquillité du confinement aura bel et bien conduit certains oiseaux qui passent habituellement le printemps sur l’île à nicher dans des endroits inhabituels: ici, au ras du trottoir de l’avenue Carnot, dans le mur de l’ancien bâtiment des affaires maritimes.

Mais à Belle-Ile, nous n’avons pas suffisamment de sites avec une grande arrière-dune propice à la nidification de ce type d’espèces ».

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